Nouveaux défis

Nouveaux défis de la gauche

1. Pour un modèle de développement durable Pour progresser sur le chemin du développement durable on doit s'appliquer des autres politiques énergétiques et de transport. En ce que concerne à la politique de transport, on aura priorité le transport public, autant pour le transport de passagers comme de marchandises. En ce qui concerne le transport de marchandises, le ferroviaire et le maritime seront promus face au routier. En plus, les infrastructures de transport qui puissent structurer territorialement le Pays Basque auront la priorité.

La politique énergétique d'ARALAR aura trois piliers: l'usage durable de l'énergie; la promotion des énergies renouvelables et la diversification des sources d'énergie; et son adaptation aux besoins locaux. Par ailleurs, nous n'envisageons pas que l'énergie nucléaire de fission soit une alternative appropriée pour la fourniture d'énergie, parce que cause des graves problèmes environnementaux, comme, le traitement des déchets.

Nous sommes engagés dans la lutte pour un développement humain durable et cette défense nous emmène directement à la critique du consumérisme occidental.

Par toutes les raisons ci-dessus et parce qu'un modèle de développement durable ainsi le requiert, nous revendiquons un profond changement culturel, pour récupérer «la notion du suffisante» –autant au plan personnel comme collectif-, et la transformation de la maxime culturelle capitaliste qu'affirme collectif «plus c'est mieux», par une autre culture que fondée sur la notion de «assez avec ce que j'ai».

2. Des femmes et des hommes. L'idée de que l'égalité entre les sexes est déjà un fait est une idée qui est très étendue. À partir de ça, on peut surgir des problèmes pour le féminisme à cause de l’affaiblissement actuel de la tension revendicative. Le principal but de la lutte féministe est l'autonomie des femmes. Nous revendiquons la participation des femmes à toutes les sphères de la société sur un pied d'égalité, et le droit de toutes les femmes à développer leur propre projet de vie. En bref, les femmes doivent être des propriétaires de leur propre vie.

Il est donc également nécessaire de repenser la masculinité, et remettre en question beaucoup des perceptions, des valeurs et des attitudes. Il se traite aussi d'inventer nouvelles façons d’êtres homme. Les hommes aussi peuvent regarder le féminisme comme un modèle de libération pour eux-mêmes.

3. Crise de l'emploi; la fin de la société du travail. Le travail, ou mieux dit, l'emploi (le travail rémunéré) a été et il est encore, le coeur de l'organisation de la société moderne. Le travail a été la voie pour le soutien matériel, grâce à les revenus économiques qu'il donne. Le travail a constitué une des voies les plus importantes pour l’intégration sociale, puisque outre les revenus économiques, a intégré le citoyen dans un réseau de relations sociales. Nous avons aussi acquis statut social grâce au travail. Également, il nous garantit la sécurité sociale (chômage, retraite, santé...). Et, enfin, le travail s'est aussi érigé en un des aspects centraux de l'identité personnelle. Ça est raison d'être appelée la société "du travail".

La gauche et l'approche historique du syndicalisme ont eu beaucoup à faire dans cette célébration de la culture et de la société du travail, puisque la perspective classique de gauches a été aussi la porteuse historique de l'idéologie du travail.

Actuellement, nous vivons la fin de la société du travail. Le travail a perdu, en grande partie, la centralité personnelle et sociale qu'avait à la société industrielle. Le chômage et la précarisation de l'emploi sont les événements qu’à partir du décennie des 70 ont changés la physionomie du monde du travail.

L'emploi est malade et on faudra des nouvelles mesures pour le soigner. Une part de la gauche continue avec les vieilles recettes, en mettant au coeur de la solution, presque exclusivement, politiques économiques expansionnistes basées sur la croissance économique. Mais il est de plus en plus évidant que la croissance économique ne comporte pas création d'emploi dans la même mesure, et que donc, la croissance économique ne résoudra pas à elle seule le problème de l'emploi.

La rente basique peut être un autre outil important à la recherche de la solution au problème de l'emploi, puisqu’il casse le fondement même de la société du travail: l'étroite union entre l'emploi et les droits civils. C'est-à-dire, tout le monde doit avoir garantit l'accès à une rente minime, simplement par le fait d'être membre de la société, de façon à avoir la capacité de répondre à ses besoins matériels basiques. Toute société doit assurer le bien-être matériel et la vie digne de tous ses citoyens.

4. Sur le Nord et le Sud. Si nous nous maintenons dans la perspective globale (et le monde d'aujourd'hui ainsi l'exige), le conflit entre des classes que se donne dans l'intérieur de chaque nation et état, ne constitue déjà la tension centrale de la civilisation capitaliste. Actuellement la clef réside dans le conflit entre les nations, les régions, et même les continents. L'antagonisme principal du temps actuel se situe dans une dimension planétaire, et à bien sûr, cet antagonisme supposera, dans ses diverses formes, le conflit social qui marquera le siècle XXI.

La gauche du siècle XXI doit placer la tragédie humaine du Tiers Monde dans le premier plan de ses responsabilités politiques et éthiques, et les femmes et hommes d'ARALAR acceptons telles responsabilités sur la lutte politique contre la situation mondiale que nous souffrons. Nous sommes conscients des implications directes qu'une solution juste à ce problème aurait sur notre vie quotidienne, et c'est pour cela que nous devons réaliser des efforts pour développer des styles de vie durable et solidaire, en nous impliquant collectivement et individuellement dans cette affaire.

5. La société basque du futur, une société multiculturelle. La diversité culturelle sera une des caractéristiques principales de la société occidentale du futur, aussi de la société basque.

Le phénomène de l'immigration a commencé à prendre une dimension relativement importante dans certaines zones du Pays Basque et ça a des implications dans nombreux domaines de la vie sociale: l'économie, la politique, la sociologie, la culture, l'éducation, politique sanitaire,    les politiques de protection social, les politiques de logement, les planifications linguistiques... Ceci peut créer des tensions à court terme, et devant cela, la gauche doit être alerte dans la défense des droits des immigrants, en revendiquant politiques en faveur de leur bien-être social, et en déclenchant expressions de solidarité.

Le fait d'appartenir à une culture comme la basque nous fait spécialement sensibles devant les difficultés dont les émigrantes puissent éprouver pour essayer vivre avec normalité leur différence. Notre point de départ est le respect à toutes les identités culturelles et au droit de développement de toutes elles. Comme conséquence logique, notre nord est la défense de la langue basque et des signaux d'identité basques, en cohabitation avec autres modes de vie, avec autres langues et d'identités.

6. Pluralisme, individualisme et crise du sens. Actuellement, ceux qui habitent aux sociétés modernes ne partagent pas une façon unique et exclusive de voir le monde. L'avènement de l'ère moderne a supposé la fin du monopole du sens de l'existence et de la vérité. En telles sociétés se diversifient les instances qu'ils nous munissent de sens (différentes religions, diverses idéologies...), Il y a beaucoup des modes de vie, des positions éthiques et esthétiques, des possibles articulations de l'identité... Les multiples "nous" qu'ils vivent ensemble dans la société s'articulent sur la base de critères normatifs, politiques, sociaux et identitaires différents.

La société basque est une société moderne, et c'est pour cela que, il s'agit d'une société plurielle dans sa même essence. Mais outre son caractère de société moderne, la société basque, à différence d'autres beaucoup de sociétés modernes, est croisée par une faute de consensus en ce qui concerne aspects basiques et fondamentaux de la même: l'identité nationale et culturelle de ses gens. Les femmes et hommes d'ARALAR envisageons important prendre conscience de cette profonde pluralité et manifester respect et approbation pour avec toutes les manifestations de la particularité des gens que conformons la société basque.

La possibilité d'un projet individuel de vie est un des réussites les plus importants des sociétés modernes, mais, en même temps, elle a ses coûts: un d'eux est la difficulté de vivre avec sens. Dans nos sociétés avancées, les éléments de sens sont construits au domaine privé de la vie (famille, relation de couple, amitié…). Et ils sont généralement faibles.

Nous ne parlons pas du besoin d'une espèce de régression collectiviste.  Mais nous voyons le besoin d'attribuer à la dimension communautaire des êtres humains l'importance que réellement possède. D'autant que les êtres humains sommes des êtres sociaux et que le besoin des autres est dans l'essence même de notre nature, le processus d'atomisation sociale que nous souffrons dans les sociétés devancées peuvent devenir dans le futur une source de souffrance de plus en plus importante.

En ce qui concerne à notre société, les hommes et femmes d'ARALAR souhaitons la reconstruction équilibrée des espaces communautaire-collectifs. La défense de la recomposition de la place publique doit partir de la profonde reconnaissance des valeurs centrales comme l'individualité et la responsabilité personnelle.

7. Le droit à mourir avec dignité. ARALAR revendique le droit à mourir avec dignité. Si une personne choisit libre et conscientement mettre fin à sa vie, nous revendiquons qu'il ait droit à cela. Dans le cas que des malades terminaux  ne soient pas en conditions de conscience pour prendre une décision, la famille a le droit à prendre la décision d'interrompre les thérapies qui allongent artificiellement la vie.